Les Cahiers d'études d'Olivier Pons

Ce blog est le récit d'une pérégrination, à la fois intérieure, spatiale et temporelle, à l'époque où l'informatique se diffuse massivement dans nos vies. Intérieure, car le but recherché est une meilleure reconnaissance de soi, en tant qu'esprit incarné soumis aux lois de ce monde. Spatiale, car les révélations surgissent au travers de situations, qui, elles, ont besoin d'un lieu, d'un théâtre, pour s'exprimer. Temporelle, car observer la réalité cachée derrière l'illusion, demande bien souvent d'explorer le passé ou se projeter dans le futur. Quatre cahiers sont utilisés et sont à l'origine de son nom. "Falco Peregrinus" décrit les équipements et les astuces techniques utilisés. "Planète Eau" relate les faits vécus ou rencontrés au cours du voyage. "Au fil de l'eau" est l'introspection nécessaire pour se reconnaître en tant qu'esprit. Enfin, "Les voiles de l'exploration" est une série de fictions, à vivre comme autant d'études de cas.
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La vie

, 13:55 - Lien permanent

Dans son livre, La voie de l'Archer, Paulo Coelho donne des clés pour interpréter son récit. Trois d'entre elles ont été utilisées dans ce billet : l'arc est la vie : toute l'énergie vient de lui ; la flèche est l'intention ; et la cible est le but à atteindre. A ceci s'ajoutent les couleurs. Le bleu, souvent associé aux garçons, est aussi le symbole du rêve, de la sagesse et de la sérénité. Le noir représente la simplicité. Quant au blanc, il signale la pureté. Enfin, pour ceux qui croient à l'existence des anges gardiens, le 18 serait leur façon d'exprimer leur encouragement et leur soutien.

Il était là, dans sa housse, depuis trop longtemps délaissé. Et ce matin, grand courageux qu'il est, il s'est montré. Sa poignée bleue s'est associée aux branches noires, reliées entre elles par 18 brins torsadés. Au premier trait tiré, il s'accorda. Un bruit sec et caractéristique résonna sur le champ de tir : ça faisait longtemps. Il est la continuité de mon corps, celui sans qui l'objectif ne peut être atteint.

Elles l'ont accompagné, toutes les six de noir vêtues, emplumées de blanc. Elles se sont laissées propulser, l'une après l'autre suivant précisément le chemin qu'il leur indiquait. Sans elles l'objectif n'a plus d'intérêt.

Il s'est montré docile, certes, mais aussi taquin : c'est sa façon de me rappeler que je l'avais abandonné. Dès la 18° flèche, il s'opposa à mes bras, m'obligeant à une pause. Là sur son support, esquissant un sourire à l'envers, il avait du mal à cacher sa fierté : il était le plus fort. Le second round s'annonça, 18 flèches après me revoilà sur la touche. Impossible d'armer correctement. Au troisième round, il m'envoya sur le tapis. J'étais KO, plus de force dans les bras.

Mon ami, mon arc, je te remercie pour cette leçon. Le temps effacera ma faiblesse et bientôt nous retrouverons, ensemble, nos parties de plaisirs.

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